Services Techniques

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Les chenilles processionnaires, notamment celles du pin (Thaumetopoea pityocampa) et du chêne (Thaumetopoea processionea), posent un risque sanitaire et environnemental croissant en France. Ces insectes, qui tirent leur nom de leur comportement en déplacement en file indienne, vivent en colonies et se nourrissent des feuilles des arbres, menant à la défoliation et affaiblissement de ces derniers. Leur présence est devenue plus marquée avec le changement climatique, favorisant leur prolifération à travers le territoire français.

Le principal danger associé à ces chenilles réside dans leurs poils urticants. Ces derniers, en cas de contact avec la peau ou les muqueuses, peuvent libérer un venin provoquant des réactions inflammatoires potentiellement graves chez l'homme et l'animal, allant de simples démangeaisons à des symptômes plus sévères comme des problèmes respiratoires ou des réactions allergiques. Il est donc crucial d'éviter tout contact avec ces chenilles et leurs nids.

Pour se protéger contre les chenilles processionnaires, quelques mesures préventives sont recommandées : éviter de toucher ou de s'approcher des chenilles et de leurs nids, maintenir une distance avec les arbres infestés, porter des vêtements longs lors de promenades en forêt, et bien laver les fruits et légumes du jardin si une infestation est présente à proximité.

La période d’exposition majeur au danger urticant de ces chenilles se situe au moment de leur procession migratoire le long des troncs pour aller s’enterrer dans le sol (de janvier à mai, voire août).

Que faire en cas d’exposition ?

  • Prendre une douche, bien se rincer pour faire partir les poils et changer de vêtements. Ne pas frotter les lésions pour éviter de casser les poils invisibles présents.
     
  • En cas de signe de d’urgence (détresse respiratoire, perte de connaissance…), appeler immédiatement le 15, ou le 112 ou le 114 pour les personnes sourdes et malentendantes.
     
  • En cas de poils dans l’oeil, consulter rapidement un ophtalmologue.
     
  • En cas d’autres symptômes (rougeur, démangeaison) : appeler un Centre antipoison ou consulter un médecin. Si possible, photographier la chenille pour permettre d’identifier l’espèce avec certitude.
     
  • Pour les animaux domestiques, consulter un vétérinaire ou appeler un centre antipoison vétérinaire.


Comment lutter contre les chenilles processionnaires ?

En raison du caractère nuisible de cet espèce pour la biodiversité et la santé, les pouvoirs publics ont l’obligation de mettre en place des actions de lutte contre sa prolifération dans l’espace public. À Ville-d’Avray, c’est Grand Paris Seine Ouest (GPSO) qui intervient dans l’espace public pour contenir l’infestation des chenilles processionnaires.

Vous avez aperçu un nid dans l’espace public ?

Contactez les services de Grand Paris Seine Ouest (numéro vert : 0 800 10 10 21) ou signalez-le sur l’application SO Net.

Quand des nids se développent dans des arbres situés chez un particulier ou dans une copropriété, c’est au propriétaire ou au syndic de copropriété de faire intervenir un professionnel pour traiter les chenilles.

Parmi les différentes approches pour contenir cette prolifération, il y a la pose de colliers en forme de gouttière autour des troncs d’arbre infectés qui permettent de capter les chenilles pendant leur procession pour les enfermer dans un sac. On peut aussi favoriser la présence de prédacteurs naturels comme les mésanges en installant des nichoirs spécifiques.

Pour en savoir plus

Le moustique tigre est un insecte invasif source de nombreuses nuisances pour l’être humain. Son développement peut être vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika. Nous devons tous être acteurs pour lutter contre sa prolifération.

Le moustique tigre réapparaît chaque année à la fin du printemps. Avant cela, il a veillé à coloniser divers contenants naturels ou artificiels pour constituer sa zone de ponte tels que les coupelles pour pots de fleurs, les récupérateurs d’eau de pluie, les mobiliers de jardin, les bâches, les piscines non entretenues… La femelle pond directement sur les parois asséchées de ces contenants susceptibles de se remplir d’eau.

Une fois au contact de l’eau, les oeufs se développent rapidement. Il faut compter environ une semaine pour que les larves prennent une forme adulte.
La femelle peut pondre tous les 12 jours. Elle pond en moyenne cinq fois au cours de sa vie. On estime qu’elle pondra ainsi 750 oeufs, ce qui explique la diffusion rapide du moustique tigre.

Comment le reconnaître ?

  • Il est rayé noir et blanc
     
  • Il est plus petit que les autres moustiques
     
  • Il est silencieux, pas de bruit à son passage
     
  • Il sévit le jour


Les bons gestes à adopter

  • Éliminer les endroits où l’eau peut stagner
     
  • Vider les récipients contenant de l’eau
     
  • Vérifier le bon écoulement des gouttières
     
  • Changer l’eau des plantes et fleurs chaque semaine
     
  • Couvrir les réservoirs d’eau

Le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) est une espèce invasive originaire d’Asie, introduite accidentellement en France au début des années 2000. Depuis, il s’est largement implanté sur l’ensemble du territoire, y compris en Île-de-France.

Reconnaissable à son thorax sombre, son abdomen brun bordé d’un liseré orangé et ses pattes jaunes, le frelon asiatique est légèrement plus petit que le frelon européen, mais il se distingue surtout par son comportement et son impact sur l’environnement.

En France, le frelon asiatique est arrivé accidentellement par les échanges touristiques et commerciaux et s’est rapidement répandu, les prédateurs naturels étant peu nombreux en Europe. La mésange, principale prédatrice, se fait malheureusement de plus en plus rare en milieu urbain. Les impacts sur l’écosystème sont significatifs : le frelon s’attaque aux abeilles, déjà fragilisées, et, il peut aussi endommager les fruits, les rendant impropres à la vente et à la consommation. Sa piqûre est douloureuse et peut provoquer une réaction allergique sévère chez certaines personnes.

Des pièges pour lutter contre les frelons asiatiques

Pour limiter sa population, en complément des nichoirs à mésanges installés sur plusieurs arbres par GPSO, le service technique de la ville a mis en place des pièges sélectifs dans des zones à risque.

Chaque printemps, une reine fonde un nid dans un abri (cabanon, trou de mur, bordure de toit), avant que la colonie migre souvent en hauteur. Grâce à un mélange de sirop de cassis, de bière et de vin blanc, les pièges installés attirent les frelons asiatiques qui ne peuvent plus en ressortir. Les guêpes et abeilles sont en principe repoussées par le vin blanc mais, si elles pénètrent malgré tout, elles peuvent ressortir grâce au diamètre des trous adapté. Ces pièges sont opérationnels au printemps dans le but de capturer les reines fondatrices et d’empêcher la création de nouvelles colonies. Ils restent inactifs le reste de l’année, car piéger des frelons d’une colonie active stresserait la reine, qui produirait alors davantage de frelons, avec un effet inverse à celui recherché.

Les services de la Ville interviennent sur l’espace public. Si un nid se situe sur un espace privé, il revient au propriétaire de faire le nécessaire (il existe des entreprises spécialisées dans la destruction des nids).

Vous souhaitez signaler un nid sur l’espace public ?
Une démarche en ligne est désormais disponible.